TICket pour l'Art

Les TIC comme complices de l'Histoire de l'Art !

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Tableaux vivants et pédagogie active.

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Georges Seurat, Un dimanche après-midi à la Grande Jatte, huile sur toile, 208x308 cm, 1886

Des moyens pédagogiques plus diversifiés et très différents de ceux auxquels nous sommes accoutumés peuvent être mis en œuvre et s’inscrire dans une démarche mêlant contenu expositif et pédagogie active sur un mode ludique. Par exemple, proposer aux étudiants de réaliser le tableau vivant le plus réaliste en sous-groupes peut, à mon sens et surtout en début de cursus, se révéler très fructueux : ce serait une autre manière de leur apprendre à « voir » les poses, car en les reproduisant, ils seraient forcés de les observer très précisément.

Cela devrait normalement éveiller leur curiosité et appeler des questions comme « Pourquoi le peintre a-t-il voulu que le modèle se tourne de ce côté, et pas de l’autre ? » ou « Est-ce vraiment possible de se contorsionner autant ? », « Pourquoi la source d’éclairage provient-elle d’ici, et non de là ? »…
Ces questions mèneraient certainement à découvrir de façon plus impliquante, donc plus marquante, et surtout moins rébarbative, les canons de l’histoire de l’art, les règles, les modes, les originalités et les stratagèmes utilisés par les peintres.

En partant d’un jeu, les étudiants structureraient ainsi leur méthode d’observation de l’œuvre d’art, et apporteraient plus aisément et plus rapidement des éléments personnels à leurs analyses.

Instaurer un climat de compétition amicale avec d’autres universités ou écoles via la création de concours de tableaux vivants motiverait à coup sûr plus d’un étudiant !

Gustave Courbet, l'Atelier du peintre, huile sur toile, 361x598 cm, 1855

L'Atelier du peintre : tableau vivant

Musées 2.0 : les étudiants hermétiques aux stratégies de communication ?

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Les TIC peuvent donner des moyens simples à mettre en place et peu coûteux aux universités ou directement, aux étudiants, pour qu’ils s’initient eux-mêmes aux aspects communicationnels de la communauté muséale : prendre des repères, et savoir analyser les différentes stratégies et les choix des institutions. Tenir un blog sur une question spécifique à l’histoire de l’art serait un moyen d’apprendre ce qu’on n’apprend pas en cours. Par exemple, Nina Simon propose dans l’un de ses articles, de distinguer les blogs mis en ligne par différentes institutions muséales en quatre catégories  :

– La première : le blog d’information institutionnel
Cette catégorie rassemble les blogs présentant des informations relatives à l’actualité du musée auquel il appartient. Il met en avant les évènements à venir, et parfois des rétrospectives sur ceux qui sont passés.
Pour illustrer cette première catégorie, Nina Simon cite l’exemple du SAAM ( Smithsonian American Art Museum).

– La deuxième catégorie : le blog de présentation des collections ou expositions
Cette catégorie rassemble les blogs qui offrent un contenu en lien plus direct avec les collections permanentes du musée et prend des allures de musée vivant grâce aux échanges suscités par le web 2.0 .
Pour illustrer cette deuxième catégorie, Nina Simon cite l’exemple de Food Museum Blog.

– La troisième catégorie : Les blogs spécialisés
Cette catégorie rassemble les blogs de musées dont les thématiques sont spécialisées sur une question, un évènement marquant de l’histoire, un objet spécifique, une époque, un pays ou une région… qui fait l’objet d’une publication ou d’une exposition par exemple. Ces institutions font souvent appel à des experts reconnus et exploitent leurs collaborations pour alimenter leurs blogs.
Pour illustrer cette deuxième catégorie, Nina Simon cite l’exemple de l’USHMM (United States Holocaust Memorial Museum).

– La quatrième catégorie : Les blogs de représentants d’une institution
Cette catégorie rassemble les blogs de musées qui sont tenus par un représentant de l’institution (le directeur, un service…) et qui s’exprime régulièrement sur l’actualité de son institution ou sur un sujet d’actualité.
Pour illustrer cette quatrième catégorie, Nina Simon cite l’exemple du Walters Art Museum.

Un étudiant qui a conscience des classifications telles que celles de Nina Simon parait bien mieux armé pour passer un entretien et mettre un pied dans la cour des pros.

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