TICket pour l'Art

Les TIC comme complices de l'Histoire de l'Art !

Archive for octobre 2009

Le premier avantage des TIC : l’implication de l’apprenant.

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Ce soir, j’ai envie de parler d’un des nombreux avantages des TIC utilisées par le professeur dans le cadre d’un cours d’histoire de l’art.

Outre leur aspect pratique (faciliter les partages de documents et économiser des impressions souvent en couleurs), les TIC peuvent favoriser l’implication des apprenants et ajouter une « couche de sens » au langage parlé ou écrit.  Par exemple, schématiser des éléments constitutifs d’une peinture complexe à analyser sera une méthode efficace pour gagner du temps (économie des mots) et ralentir la cadence du cours ou passer plus de temps sur une autre notion.
Faciliter et rendre les cours plus vivants, c’est aussi possible avec les TIC : interactions porteuses de sens et dédramatisation de « l’erreur » sont des objectifs qu’il est possible d’atteindre : en histoire de l’art, quand on fait un contre-sens (et c’est très souvent le cas surtout en première année), on est vite « jugé » et décrédibilisé simplement parce que c’est un monde habité par des gens passionnés qui peuvent parfois manquer d’indulgence.

« Une des clés du succès est la confiance en soi. Une des clés de la confiance en soi est la préparation. » (Arthur Ashe)

L’ « erreur » est redoutée (comme dans tout domaine) lors d’exercices oraux : il suffit d’avoir mal formalisé sont idée, ou de l’avoir traduite au moyen d’un vocabulaire manquant de précision pour basculer dans d’interminables bafouillages… Si l’une des compétences capitales de l’historien d’art est de savoir s’exprimer en public, ne pourrait-on pas mettre en place, pour les étudiants de première année par exemple et selon des modalités qui restent à définir, un système de « sécurité » : s’il n’arrive pas à répondre aux questions suite à son exposé, simplement parce que son vocabulaire ou la gestion de son stress lui fait défaut, il pourrait être envisageable (et à mon sens très instructif aussi) de lui donner la possibilité de s’exprimer grâce à une application lui permettant de dessiner ou montrer ce qu’il ne parvient pas à exprimer en langage parlé par-dessus l’image de l’œuvre étudiée. Cela permettrait d’éviter au débutant de rester sur un sentiment plus ou moins grand d’échec et l’aider à appréhender sereinement les oraux suivants. Valeur ajoutée de la mise en place d’un tel dispositif : approfondir le travail d’analyse et confronter son interprétation à celle des autres, en face à face, pour enfin intégrer aux analyses uen dimension relative à la « gestuelle » pour soutenir ses propos.

Written by Sabrina Hadid

19 octobre 2009 at 00:28

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Pourquoi réfléchir ensemble aux modalités de l’utilisation des TIC dans le cadre de l’apprentissage de l’histoire de l’art ?

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Pour commencer, je vais vous expliquer comment j’en suis venue à me questionner sur les pratiques pédagogiques propres à l’histoire de l’art.

Si je suis en master de Communication en Innovations, c’est grâce à mon parcours scolaire : j’ai obtenu ma licence d’histoire de l’art et d’archéologie en 2007, à l’Université de Marne-la-Vallée. Une licence d’histoire de l’art, c’est passionnant, mais il n’empêche que ça reste trois ans d’enregistrement dans la mémoire et à court terme de centaines de diapositives (de plus ou moins bonne qualité et plus ou moins visibles selon le placement dans la salle ou l’amphi) visionnées plus ou moins longtemps selon le degré d’approfondissement de l’étude souhaité par le professeur.

L’enseignement de l’histoire de l’art place l’étudiant dans une posture faussement passive qui requiert une concentration des plus intenses…sauf si se transformer en rat de bibliothèque le week-end ne nous dérange pas, car voyez-vous, ce que l’on peut reprocher à cette manière de faire (due principalement aux peu de moyens des facs), c’est que les étudiants n’apprennent pas réellement l’histoire de l’art s’ils se  »contentent » de suivre en cours. Je veux dire par là que le rôle de l’historien d’art ne se résume pas à l’apprentissage de dates et de nomenclatures d’œuvres d’art (sortes de fiches d’identité décrivant au plus près l’objet, selon un procédé codifié et « universel ») : il doit savoir s’exprimer tant à l’ écrit qu’à l’oral et développer un véritable sens de la critique, ce qui passe nécessairement par une capacité d’observation assez fine à laquelle s’ajoutent des techniques de recherche et de documentation qu’on ne lui enseigne pas (certains professeurs donnent des références bibliographiques, mais tous sont d’accord pour déconseiller l’usage des ressources internet (sauf les sites reconnus tels que ceux qui sont mis en lignes par les hautes institutions et les grands musées (le Louvre par exemple).
Imaginez à quel point il peut être ennuyeux de suivre les exposés d’étudiants qui ne peuvent (ou ne font) que rassembler et empiler des informations (trouver essentiellement sur le net ou dans les référence dites scientifiques ») dans un ordre logique ?

Pour que l’histoire de l’art ait du sens, et que les étudiants parviennent à adopter une posture de véritable historien de l’art, il leur faut donc de l’expérience, mais aussi et surtout des techniques d’analyse et des moyens pour être véritablement « proches » des œuvres : leur éviter de se cantonner à lire et à articuler les informations, même si cela est fait dans les règles de l’art, si j’ose dire…

Le véritable « problème » de l’enseignement de l’histoire de l’art, c’est qu’on utilise uniquement le langage écrit et parlé, parfois quelques schémas pour s’exprimer. Mais s’il ne suffit que de se documenter pour obtenir son diplôme (je caricature volontairement), que vaut notre esprit critique ?

Je suis convaincue que les Technologies de l’Information et de la Communication sont la seule chance pour les historiens de l’art en devenir, de pouvoir être formés de façon plus efficace et plus en phase avec l’essence même de l’art puisque les artistes utilisent différents moyens d’expression qu’il s’agit de comprendre en les décrivant et aussi en les ressentant. Les TIC présentent plusieurs avantages et constituent une chance inouïe pour la discipline qu’est l’histoire de l’art : enseigner, accompagner, dialoguer autour de l’œuvre et évaluer au moyen des TIC, c’est se donner les moyens de diversifier les approches et les techniques communicationnelles afin de donner une nouvelle impulsions aux techniques pédagogiques existantes.

Ce constat est la raison d’être de ce blog voué à réfléchir à cette question :
 » L’utilisation des TIC dans le cadre de l’apprentissage de l’histoire de l’art : Quelles stratégies pédagogiques et quelles modalités d’évaluation adopter,  pour accompagner l’utilisateur et faire émerger en lui des connaissances, accroître ses capacités d’analyse de l’objet d’art et lui donner les clés nécessaires pour qu’il soit en mesure d’adopter une posture d’historien de l’art ? « .

Je vous invite à réagir à mes posts, que ce soit de façon virulente ou pour corroborer mes points de vue, votre participation est la bienvenue.

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